English

Since 2014, the Tillabéri region located in Western Niger, bordering Mali, Benin, and Burkina Faso, has faced insecurity linked to armed opposition groups (AOGs), crime, and communal conflicts. Until 2020, AOGs mainly targeted local authorities and state security and defense forces (SDF). For example, they illegally taxed civilians and extorted goods from them but rarely physically assaulted them. In 2021, however, the situation shifted, and AOGs began targeting civilians during armed operations. According to the Armed Conflict Location & Event Data Project (ACLED), fatalities resulting from violence against civilians by AOGs increased by 52 percent in 2021 compared to 2020.

Despite this rise in civilian fatalities, the Niger armed forces maintain a weak presence at the border with Mali and have faced heightened attacks by AOGs against their military bases. Some communities have created self-defense groups, including the Banibangou self-defense group, to help fill the security vacuum and protect themselves against the attacks of armed actors.

Although violence against civilians continues, 2022 saw a reduction. ACLED recorded 192 fatalities in 2022 resulting from violence against civilians compared to 465 in 2021. Similarly, the number of civilian fatalities in the first two months of 2023 decreased compared to the same period in 2022. However, the July 26, 2023 military coup in which Mohamed Bazoum was deposed could improve or worsen the situation of civilians living in conflict-affected areas. Civilians interviewed by CIVIC noted an improvement in security in 2022 illustrated by the reopening of markets and the return of some internally displaced persons (IDPs) to villages and farms in the region.

This improvement in the security situation and a relative return to “normal life” are mainly due to four factors. You can read more about those factors in our latest report.

 

 

 

Français

Depuis 2014, la région de Tillabéri située à l’ouest du Niger, frontalière avec le Mali, le Bénin et le Burkina Faso, fait face à une insécurité liée aux groupes d’opposition armés (GOA), à la criminalité et aux conflits communautaires. Jusqu’en 2020, les GOA ciblaient principalement les autorités locales et les forces de défense et de sécurité (FDS). Ils taxaient illégalement les civils et leur extorquaient des biens, mais il était rare qu’ils les agressent physiquement.

En 2021, cependant, la situation a changé et les GOA ont commencé à prendre les civils pour cible pendant les opérations armées. Selon l’Armed Conflict Location & Event Data Project (ACLED), les décès dus à la violence de GOA contre les civils ont augmenté de 52 % entre 2020 et 2021. Malgré cette hausse des pertes civiles, les forces armées nigériennes maintiennent une faible présence à la frontière avec le Mali et ont vu leurs bases militaires faire l’objet d’attaques accrues de la part des GOA. Certaines communautés ont créé des groupes d’autodéfense, notamment le groupe d’autodéfense Banibangou, pour combler le vide sécuritaire et se protéger contre les attaques d’acteurs armés non-étatiques.

Bien que la violence contre les civils se poursuive, l’année 2022 a été marquée par une diminution. L’ACLED a enregistré 192 décès en 2022 résultant d’actes de violence contre des civils, contre 465 en 2021. De même, le nombre de civils tués au cours des deux premiers mois de 2023 a diminué par rapport à la même période en 2022. Cependant, le coup d’État militaire du 26 juillet 2023 au cours duquel Mohamed Bazoum a été destitué pourrait améliorer ou aggraver la situation des civils vivant dans les zones touchées par le conflit.

Les civils interviewés par CIVIC ont noté une amélioration de la sécurité en 2022, illustrée par la réouverture des marchés et le retour de certaines personnes déplacées internes (PDI) dans les villages et les fermes de la région. Cette amélioration de la situation sécuritaire et un certain retour à la « vie normale » sont principalement dus à quatre facteurs. Vous pouvez en savoir plus sur ces facteurs dans notre dernier rapport.